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Je change de position tout seul ! 3 grands principes à l’usage des parents

Les étapes du développement moteur de l’enfant, vous les connaissez bien n’est-ce pas ? Bébé reste d’abord sur le dos. Puis il parvient à se retourner sur le ventre. Il se met alors à ramper et ensuite à marcher à 4 pattes. Il se tient assis tout seul et puis cherche à atteindre la position debout. Et enfin, il marche! Je ne vous l’apprends pas 😉

Les bébés franchissent ces différentes étapes dans des tranches d’âges bien précises. On considère par exemple que la marche s’installe normalement entre 11 et 18 mois, et parfois même plus tard.

Alors ça c’est la théorie. Parce qu’en pratique, ce n’est pas si simple ! Certains enfants sont plus rapides que les âges annoncés par les spécialistes. D’autres sont plus lents. Un bébé peut carrément faire l’impasse sur une étape (comme le ramping ou le 4 pattes). Tandis qu’un autre bébé pourra rester coincé dans une position, comme s’il ne savait pas comment faire pour en sortir. Certains bébés ne parviennent ainsi pas se retourner, s’asseoir ou se lever seuls.

Dans ces cas là, que faire ? Comment aider votre bébé à changer de position avec aisance ? Rendez-vous dans les prochains articles de cette série pour des pistes d’action simples et concrètes 😉

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir 3 grands principes à connaître et à respecter pour potentialiser le développement moteur de votre bébé et l’aider à trouver par lui même comment passer d’une étape à l’autre.

Je change de position tout seul ! 3 grands principes à l'usage des parents

1) Ne mettez pas votre bébé dans une position qu’il ne maîtrise pas encore

Si votre enfant ne se retourne pas encore de lui-même, ne s’assied pas ou ne se lève pas tout seul, c’est tout simplement parce qu’il n’en est pas encore capable. Son système neuro-musculaire n’est pas encore suffisamment mature.

En effet, votre bébé est un petit être en construction. Ses muscles sont entrain de se renforcer et de s’harmoniser. Ses connexions nerveuses se créent et se consolident. Ses os et ses articulations continuent à grandir.

En tant que parent, vous aurez très certainement envie de donner un coup de pouce à votre petit en l’installant dans une nouvelle position comme le plat ventre ou la station assise « pour lui montrer » . Vous le placez ainsi dans cette nouvelle posture, avec l’espoir de le motiver, de lui donner envie de l’adopter et de chercher comment faire par lui-même.

Qui n’a pas mis son tout petit à plat ventre pour éviter le syndrome de la tête plate ? Qui ne l’a pas installé bien assis dans sa chaise haute pour faciliter son alimentation alors qu’il n’est pas encore capable de s’assoir seul ? Qui ne l’a pas suspendu par les mains pour le maintenir debout et l’aider à marcher ?

En réalité, ce n’est pas vraiment une bonne idée. La musculature de votre enfant n’est pas encore prête. Au lieu de s’équilibrer et se renforcer à leur rythme pour collaborer harmonieusement dans le maintien d’une nouvelle posture, les muscles vont devoir faire des efforts beaucoup trop importants pour maintenir cette position. Des tensions risquent alors d’apparaître et d’entraîner des raideurs et un manque de souplesse qui gêneront, à long terme, votre enfant dans ses mouvements.

D’autre part, en plaçant votre bébé dans des positions qu’il ne maîtrise pas encore, vous contrecarrez son intégration des stratégies motrices naturelles et physiologiques pour changer de position.

Il n’expérimentera pas suffisamment les mouvements et les jeux d’équilibre de repousser et de transfert du poids du corps qui lui permettraient de changer de position de manière autonome. Il risque de devenir dépendant des adultes pour se mouvoir et/ou de se retrouver bloqué dans des postures dont il ne peut pas se défaire sans aide. Ce qui nous mène au 2ème grand principe …

2) Manipulez votre enfant en respectant ses mouvements naturels

Lorsque vous manipulez votre enfant pour le déplacer du parc à son lit, le déposer sur la table à langer pour le changer ou encore l’installer pour le repas, vous le faites passer par différentes positions.

Repensez au moment du change, essayez de visualiser vos faits et gestes … Est-ce que vous ne portez pas votre bébé assis sur votre avant-bras pour vous diriger vers la table à langer, pour ensuite l’asseoir au bord et l’allonger sur le dos ? Est-ce que vous ne le placez pas sur le ventre pour mieux fermer les boutons de sa blouse ou de son pyjama dans le dos ?

Tous ces moments de manipulation, de déplacement, de portage et d’installation de bébé sont parfaits pour stimuler son développement moteur !

En effet, si vous proposez à bébé les stratégies de mouvements qu’il utilisera lui-même plus tard pour se retourner et se redresser, vous activerez dans son cerveau les mêmes circuits que s’il le faisait réellement tout seul. Même en étant manipulé passivement, votre bébé renforce ainsi ses futurs mouvements actifs.

Vous vous demandez quelles sont ces stratégies de mouvements naturelles et physiologiques pour passer d’une position à l’autre ? La réponse dans mes prochains articles sur les bébés qui ne savent pas se retourner, s’asseoir ou se mettre debout tout seuls.


Pour aider votre bébé à apprendre de nouvelles positions, vous pouvez donc les lui proposer de temps en temps. Ce qui est important, c’est le chemin que vous lui faites faire pour atteindre la position, et non la position en elle-même ! Il ne s’agira donc pas de laisser votre enfant dans une position non maîtrisée, mais d’utiliser les moments de transition et de manipulation pour lui faire découvrir les stratégies de mouvement qui le mèneront à ces nouvelles positions par lui même, quand il sera prêt à s’y essayer !

3) Favorisez la position d’enroulement du corps sur lui-même

Cette position d’enroulement est fondamentale dans le développement psychomoteur de votre enfant. C’est une base pour ses futurs apprentissages moteurs mais également pour la construction de ses représentations corporelles et de sa sécurité affective.

Je change de position tout seul ! 3 grands principes à l'usage des parents

En effet, pendant la grossesse le foetus vit son corps comme étant partie intégrante du corps de sa maman. Il n’a pas encore conscience d’avoir un corps bien a lui dont il pourra se servir pour bouger par lui-même. C’est bien après la naissance, dans le courant du premier trimestre, que le nourrisson commence tout doucement à percevoir qu’il est physiquement séparé du corps de sa maman.

Cette position d’enroulement lui permet alors d’expérimenter l’unité de son propre corps. Il prend appui sur son dos et soulève son bassin pour s’enrouler sur lui-même. Ses pieds et ses jambes viennent à la rencontre de ses mains et de sa bouche, dans une posture de repli sur soi. L’enroulement permet ainsi d’ébaucher la coordination entre le haut et le bas du corps.

En alternant les positions d’enroulement et d’extension du corps, votre bébé s’entraîne à basculer son bassin vers l’avant et vers l’arrière. Et cette mobilité du bassin joue justement un rôle très important dans le développement de sa motricité ! C’est la base de tous ses futurs mouvements de retournements, de changements de position et de déplacements.

De plus, toutes les sensations que votre bébé perçoit en jouant à s’enrouler sur lui-même participent à la construction de la conscience de soi. Ces informations sensorielles sont envoyées au cerveau qui les traite pour apprendre à se représenter ce qu’est le corps et comment il fonctionne.

En permettant à la partie basse du corps de rejoindre la partie haute, l’enroulement favorise la structuration de l’axe vertical du corps. Axe autour duquel l’enfant se coordonne et s’équilibre pour finalement atteindre la station debout.

L’enroulement est donc une position à favoriser dès que possible dans les manipulations, les déplacements de vote bébé ainsi que vos gestes quotidiens de parents. Quand vous prenez ou déposez votre petit dans son lit, son parc ou sur la table à langer, profitez-en pour soulever son bassin en mettant vos mains sous ses fesses. Ses jambes suivront et il adoptera la position d’enroulement. Soyez-y également attentifs lorsque vous portez votre petit : soutenez son bassin et veillez à ce que ses cuisses et ses genoux soient plus que hauts que ses fesses.


Voilà pour les bases ! Vous vous posez des questions sur la manière d’accompagner adéquatement votre enfant dans le développement de sa motricité ? Votre enfant vous semble être bloqué dans une position dont il ne parvient pas à se défaire ? N’hésitez pas à poster vos remarques et questions en commentaires. Je tâcherai d’y répondre dans les prochains articles.

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5 Comments

  • Maude

    Bonjour, ma fille de 10 mois se retourne, fait un parfait 4 pattes, se met à genou puis debout.. elle n’apprécie pas du tout la position assise pourtant ce serait moins dangereux pour elle si elle maîtrisait cette position.. comment l’accompagner sachant qu’elle est en motricité libre depuis la naissance. .. Merci de votre réponse. Bonne journée..

    • Carole

      Bonjour Maude,

      Je comprends votre interrogation! Il arrive fréquemment que des enfants passent une étape du développement de leur motricité. Et ce n’est absolument pas grave ! Surtout lorsque l’enfant est en motricité libre, comme votre fille, et qu’il s’agit d’une stratégie que l’enfant a lui même mis en place. Souvent, ces enfants reviennent aux étapes passées par la suite.

      D’autre part, on pense souvent que la station assise vient avant le 4 pattes. Ça peut … mais l’inverse est plus physiologique ! L’enfant muscle d’abord son dos en rampant et en marchant à 4 pattes, et puis il s’assied. Quand son buste est bien renforcé et sa musculature antérieure bien équilibrée avec ses muscles postérieurs. Il peut donc arriver qu’un enfant cherche en même temps à se lever (car il a également renforcé ses membres en marchant à 4 pattes) et à s’asseoir !

      Ce que vous pouvez faire pour l’aider à trouver la position assise, c’est l’y amener à partir du 4 pattes en amenant son bassin vers l’arrière et le côté pour qu’elle deporte le poids de son corps. Quand elle est au sol et que vous la prenez à bras par exemple, essayez de la faire passer par la position assise avant de la prendre.

      Adopte-t-elle la position dite « demi-assise » ? En appui sur un bras, un peu comme une sirène ?

  • caroline

    bonjour, merci pour l’article, c’est très intéressant.
    je suis assistante maternelle, et la petite fille que je garde a 21 mois, et ne marche pas encore (pas de soucis pour ça). Mais elle ne fait que de rester assise. Quand elle est allongée sur le ventre, elle ne bouge pas, ne rampe pas, ne se retourne pas, ne s’assoit pas, ni ne se lève sur ses jambes. Par contre, sa maman la fait toujours marcher debout, en lui tenant 1 seule main.
    Elle a surement louper des étapes, mais je trouve ça « handicapant » pour elle, car elle ne se déplace pas, et moi, avec les autres enfants, je ne peux pas l’emmener partout pour qu’elle puisse jouer. Et biensûr, je l’assois sur le tapis (alors qu’elle ne s’assoit pas seule quand elle est allongée)
    Comment l’aider? merci

  • Isabelle

    Bonjour

    Où puis-je trouver les prochains articles sur les transferts ? J’ai seulement trouvé celui sur le passage plat dos/plat ventre .

    Merci
    Isabelle

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