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Trotteurs, pousseurs, porteurs … faites le tri !

Trotteurs, porteurs et pousseurs : qu’apportent ces différents engins à votre enfant ? Sont-ils intéressants pour son développement ? Ces questions ont déjà fait couler beaucoup d’encre pour déterminer ce qui est bon de ce qui n’est pas bon. En témoignent les différentes campagnes d’affiches contre l’utilisation des trotteurs et autres youpalas.

En parlant de youpala, voilà qui soulève une première épine à ce sujet : la francophonie n’est pas toujours d’accord sur le choix des termes! En France, en Belgique, au Québec, les mots varient selon le bolide à roulettes (ou à bascule) dont on parle.

Je vous invite à remettre un peu d’ordre là-dedans, à grand renfort de liens avec les mécanismes du développement psychomoteur de l’enfant (oh comme j’aime ça). Pour que vous puissiez faire un choix éclairé, et puis aussi argumenter celui-ci auprès de vos proches 😉

 

Trotteurs, porteurs, pousseurs ... faites le tri!

 

Les trotteurs

Cette catégorie désigne tout engin avec hamac et roulettes, qui déleste votre enfant d’une partie du poids de son corps et lui permet de se propulser facilement dans l’espace par de petites impulsions des pieds. On en trouve de nombreux modèles : avec harnais, simple tablette ou table d’activités complète assortie de différents jouets à manipuler.

Chouette, vous dites-vous, ça le prépare à la station debout car il n’a pas a soutenir tout le poids de son corps et peut dès lors s’y entraîner petit à petit. Et puis, ça le prépare aussi à la marche car il apprend à se servir de ses pieds pour se déplacer.

C’est également le message qu’on vous vend dans les magasins de puériculture, quand on vous conseille de mettre ce coûteux jouet sur votre liste de naissance.

Et bien non, que du contraire !!!

Pour se mettre debout lui-même, votre enfant doit apprendre à jouer avec ses points d’appuis, à jouer avec l’équilibre et le déséquilibre pour aligner son corps dans la verticalité, pour vaincre la gravité qui l’attire vers le bas.

Ce sont ces jeux, ces essais et ces erreurs, qui vont lui permettre d’affiner ses sensations et le contrôle de son propre corps. Il va apprendre à connaître comment fonctionne son corps et comment il peut le diriger, très très précisément pour parvenir à s’ériger en station debout. Ses muscles vont se renforcer et se coordonner pour créer un harmonieux système de soutien et de maintien de son ossature, tout en fluidité et souplesse.

Pour apprendre à marcher, c’est ce même travail de précision que votre enfant doit poursuivre pour découvrir comment se propulser d’un point d’appui à l’autre, comment coordonner ses différentes articulations pour dérouler le pied et la hanche tout en gardant une certaine stabilité dans le bassin. Et pour y parvenir, il a encore une fois besoin de s’entraîner pour bien écouter toutes les informations sensorielles qui lui viennent de l’intérieur, en provenance de son propre corps.

 

Trotteurs, porteurs, pousseurs ... faites le tri!

 

En installant votre enfant dans un trotteur, vous le privez de toutes ces expériences constructrices pour sa motricité et son aisance corporelle. Et surtout, vous lui donnez de mauvaises informations et vous biaisez ses mécanismes de développement. Car il expérimente une mauvaise verticalité : une verticalité descendante, car suspendue du haut vers le bas. Alors qu’elle devrait résulter d’une force ascendante, des pieds vers la tête.

Votre enfant risque alors d’intégrer de mauvais repères.

Au lieu d’intégrer la propulsion comme moyen pour se mettre debout (en poussant sur ses points d’appuis pour se redresser), il engramme la suspension par le bassin.

Au lieu d’intégrer un ingénieux système de coordination entre le haut et le bas du corps pour marcher, il expérimente son corps comme segmenté en deux parties distinctes (le plus souvent par une petite table d’activité) et fonctionnant séparément. Avec toutes les répercussions que vous imaginez sur la construction de son schéma corporel et la compréhension du fonctionnement de son corps.

Au lieu de déployer minutieusement le repoussé des orteils et le déroulé du pied qui lui permettront d’initier le pas et de former sa voute plantaire, il apprend à laisser trainer ses pieds au sol et à se propulser avec le dos ou la tranche du pied, sans coordonner ni ses genoux ni ses hanches à la manoeuvre.

Au lieu de développer des réactions parachutes adéquates pour se prémunir des chutes, il n’a aucun pouvoir d’action quant aux chocs et déséquilibres liés à la vitesse de ses déplacements. Sans apprendre à se rattraper d’une main ou d’un pied, il ne peut pas développer des stratégies pour amortir ses chutes, se rattraper et ensuite se redresser.

Au lieu d’explorer l’espace à son niveau, selon ses intérêts et envies, votre enfant est coincé dans ce carcan qui le freine et contraint son élan exploratoire développemental. Son appréhension de l’espace est appauvrie.

Et je ne vous détaille pas les nombreux accidents domestiques qui vont de pair avec ce jouet. Du renversement de trotteur aux chutes dans les escaliers pour n’en citer que quelques uns.

Donc, si vous me suivez bien jusqu’ici : les trotteurs, c’est non 😉 Pas intéressant du tout pour favoriser le développement de votre enfant, bien au contraire. Et ce, à aucun moment de leur croissance. Ni petits ni grands. jamais !!!

 


 

Les porteurs

Ce sont des engins qui ressemblent au trotteur. La seule chose qui les diffère est essentiellement primordiale (oui, oui, j’insiste) : votre enfant n’est pas suspendu. Ni carcan, ni harnais!

C’est lui-même qui gère! Il réparti le poids de son corps sur le porteur, en poussant sur ses pieds et en coordonnant le haut et le bas de son corps, tout comme la gauche et la droite. Il peut également gérer la vitesse de déplacement de l’engin, si celui-ci est monté sur roulettes, en intégrant les relations de cause à effet (si je pousse fort, j’avance vite).

 

Trotteurs, porteurs, pousseurs ... faites le tri!

 

Sur un porteur, votre enfant doit donc pouvoir poser ses pieds au sol de chaque côté, ainsi que s’agripper des mains (à des poignées, un guidon ou des oreilles d’animaux). Vous en trouverez de toutes sortes, à roulettes, à bascule ou à rebond (également appelés sauteurs). Des chevaux, des vaches, des tracteurs ou des camions. (Ici, à la maison, nous avons un renne bleu dont je suis amoureuse).

Les porteurs sont à réserver à des enfants plus âgés, qui sont capables d’y monter et d’en descendre de manière autonome, qui ont déjà l’expérience de la marche et qui se déplacent désormais d’un pas assuré. Ils permettent à ces enfants de complexifier leurs aptitudes motrices en accédant à des degrés de coordination et d’équilibration plus élaborés.

Au contraire des trotteurs, les porteurs permettent aux enfants de jouer avec leurs appuis et leurs coordinations, d’ajuster leur tonus et leurs postures, et d’explorer les différents aspects de l’espace.

C’est les prémices du vélo ou du poney, en quelques sortes 😉 Mais ne soyez donc pas trop pressés d’en proposer un à votre apprenti marcheur.

Personnellement, j’adore la collection Janod qui propose de chouettes porteurs en bois, colorés et solides, comme cette draisienne renard ou ce vélo.

Les pousseurs

Ce sont les fameux chariots de marche, qu’ils soient tout simples ou dits « d’activités » en intégrant différents jouets de manipulation ou de construction. Pour continuer dans les comparaisons, ce sont un peu les « gadots » ou « rollators » de nos jeunes marmots 😉

 

Trotteurs, porteurs, pousseurs ... faites le tri!

 

Ici aussi, le poids du corps est entièrement au contrôle de l’enfant. Il peut, de sa propre initiative, se délester d’une partie en s’appuyant sur le pousseur. Mais ça lui demandera toute une (ré)organisation! Car en jouant à s’appuyer plus ou moins fort dessus, il travaille sa verticalisation à partir de ses sensations internes. Il découvre comment ça fait, dans son corps, quand on est debout en se tenant plus ou moins fort. Il découvre aussi que s’il s’appuie trop fort, les petites roulettes démarrent et le tirent vers l’avant. Et petit à petit, il va affiner ses sensations et la maîtrise de ses muscles et de son équilibre.

C’est donc un objet de jeu intéressant à proposer à des enfants qui commencent à marcher. C’est-à-dire à ceux qui peuvent passer d’eux-mêmes du sol à la station debout et vice-versa, et qui ont déjà trouvé un peu d’équilibre pour faire quelques pas.

Car il faut qu’ils puissent gérer suffisamment leur force, contrôler leurs appuis et leur posture pour soutenir leur corps en station debout. Au risque, sinon, de se laisser complètement aller sur le guidon et d’être entrainé vers l’avant par les roulettes du chariot. Et si c’est le chariot qui gère la situation et non l’enfant, c’est que ce n’est pas encore indiqué pour lui à cette étape de sa croissance 😉

À la maison, on reste fidèle à Janod avec leur super chariot en forme de tortue (merci Marraine). Certains sont également multi-fonctions, comme ce chariot de marche/landau pour poupée ou ce chariot pousseur qui peut aussi faire office de porteur !

En résumé :

> Les trotteurs sont à proscrire !
> Les pousseurs sont intéressants pour les enfants qui se déplacent à 4 pattes et commencent tout doucement à visiter la position debout en se repoussant du sol par les mains ou en s’agrippant au mobilier.
> Les porteurs sont à proposer plus tard, quand l’enfant aura bien perfectionné la marche.

Et vous, pour quel engin avez-vous opté à la maison ? Et quel est son petit look sympa ? 🙂 


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